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Trêve hivernale locataire : l'expulsion suspendue, pas la procédure

Du 1er novembre 2026 au 31 mars 2027, un locataire ne peut pas être expulsé, même après un jugement. Mais la procédure peut avancer, la dette de loyer grossit, et la loi prévoit des exceptions, dont celle du squat. Ce que disent les textes, et que faire.

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En bref

La trêve hivernale 2026 va du 1er novembre 2026 au 31 mars 2027 : une expulsion ordonnée par le juge ne peut pas être exécutée pendant cette période (article L412-6 du code des procédures civiles d'exécution). La procédure peut avancer et la dette de loyer continue de courir. Exceptions : relogement assuré, squat d'un domicile, conjoint violent expulsé sur décision du juge aux affaires familiales, logement étudiant dont l'occupant ne remplit plus les conditions. Pour un autre lieu occupé de force, le juge peut réduire ou supprimer la trêve.

  • Du 1er novembre 2026 au 31 mars 2027, il est sursis à toute mesure d'expulsion non exécutée, même après un jugement définitif, sauf si le relogement est assuré dans des conditions qui respectent l'unité et les besoins de la famille.
  • La trêve ne s'applique pas au squat d'un domicile, à l'expulsion du conjoint, partenaire ou concubin violent ordonnée par le juge aux affaires familiales, ni à l'occupant d'un logement étudiant qui ne remplit plus les conditions ; le juge peut la réduire ou la supprimer pour un autre lieu occupé de force.
  • La trêve ne suspend ni le loyer ni la procédure : le propriétaire peut saisir le juge pendant l'hiver. Depuis la loi du 27 juillet 2023, le commandement de payer laisse 6 semaines au lieu de 2 mois (2 mois restent dus si le bail, en cours à cette date, les prévoit), et les délais pour quitter les lieux vont de 1 mois à 1 an au lieu de 3 mois à 3 ans.
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Chaque automne, la même idée circule : pendant la trêve hivernale, un locataire ne risquerait rien. C’est vrai pour une chose précise, l’expulsion elle-même. Le reste continue : le loyer, la dette, la procédure devant le juge. Et depuis la loi du 27 juillet 2023, plusieurs délais ont raccourci. Voici ce que disent les textes, lus dans leur version en vigueur et dans leur version antérieure.

Trêve hivernale 2026 : du 1er novembre 2026 au 31 mars 2027

Le principe est écrit dans l’article L412-6 du code des procédures civiles d’exécution : « Nonobstant toute décision d’expulsion passée en force de chose jugée et malgré l’expiration des délais accordés en vertu de l’article L. 412-3, il est sursis à toute mesure d’expulsion non exécutée à la date du 1er novembre de chaque année jusqu’au 31 mars de l’année suivante, à moins que le relogement des intéressés soit assuré dans des conditions suffisantes respectant l’unité et les besoins de la famille. »

Cet hiver, la trêve court donc du 1er novembre 2026 au 31 mars 2027, dates confirmées par Service-Public le 2 octobre 2026. Le 31 mars est inclus. Une expulsion déjà ordonnée peut être exécutée par un commissaire de justice à partir du 1er avril 2027.

Le texte protège même un locataire condamné par une décision définitive : c’est le sens de « nonobstant toute décision d’expulsion passée en force de chose jugée ». Il ne vise pas seulement les impayés : Service-Public précise que la trêve vaut pour tout motif d’expulsion.

Trêve hivernale et expulsion : ce qui est suspendu, ce qui continue

Pendant la trêveCe qui se passeSource
Exécution de l’expulsionSuspendue jusqu’au 31 mars, sauf exceptionsCPCE, L412-6
Saisine du juge par le propriétairePossible, y compris en référéService-Public
Loyer et detteLe loyer reste dû, la dette s’accumuleService-Public
Électricité, gaz, chaleurPas de coupure pour impayé dans la résidence principaleCASF, L115-3

Selon la fiche « Quand s’applique la trêve hivernale ? », un propriétaire « a le droit d’engager une procédure d’expulsion » pendant la trêve. Si le juge l’ordonne, elle ne pourra être exécutée qu’à son issue, sauf dans les cas d’exception ci-dessous. Pour les factures d’énergie, la règle propre à l’hiver est détaillée dans notre article sur la coupure d’électricité pour impayé.

Trêve hivernale : les exceptions, texte par texte

La trêve ne protège pas tout le monde. Les cas suivants sont écrits dans le code des procédures civiles d’exécution :

  • un relogement assuré « dans des conditions suffisantes respectant l’unité et les besoins de la famille » (L412-6, premier alinéa) ;
  • le squat d’un domicile : le sursis « ne s’applique pas lorsque la mesure d’expulsion a été prononcée en raison d’une introduction sans droit ni titre dans le domicile d’autrui à l’aide de manœuvres, de menaces, de voies de fait ou de contrainte » (L412-6, deuxième alinéa) ;
  • un autre lieu que le domicile (un garage ou un terrain, par exemple) occupé par les mêmes procédés : le juge « peut supprimer ou réduire » le bénéfice de la trêve (L412-6, troisième alinéa) ;
  • le logement étudiant : la trêve ne s’applique pas aux occupants de « locaux spécialement destinés aux logements d’étudiants » qui cessent de remplir les conditions d’attribution (L412-7) ;
  • le conjoint, partenaire de pacs ou concubin violent dont l’expulsion est ordonnée par le juge aux affaires familiales sur le fondement de l’article 515-9 du code civil, c’est-à-dire dans le cadre d’une ordonnance de protection (L412-8).

Service-Public ajoute deux cas, qu’aucun de ces articles n’écrit. D’abord l’époux dont le juge aux affaires familiales a ordonné l’expulsion dans une procédure de divorce : la fiche s’appuie sur une réponse ministérielle du 23 juin 2020, qui rattache ce cas à l’article L412-8, alors que cet article ne vise que l’expulsion ordonnée sur le fondement de l’article 515-9 du code civil. Une réponse ministérielle n’a pas force de loi. Ensuite les résidents d’un immeuble « touché par un arrêté de mise en sécurité » : ce cas ne figure dans aucun des articles L412-1 à L412-8, et la fiche ne cite aucun texte à son appui.

La loi du 27 juillet 2023, qui vise à protéger les logements contre l’occupation illicite, a élargi l’exception du squat. Avant le 29 juillet 2023, la version précédente de l’article ne visait que l’entrée « par voies de fait ».

Du 25 novembre 2018 au 28 juillet 2023
Pas de trêve pour une introduction dans le domicile d'autrui « par voies de fait ».
Depuis le 29 juillet 2023
Pas de trêve pour une introduction dans le domicile d'autrui « à l'aide de manœuvres, de menaces, de voies de fait ou de contrainte ».

Ce que la loi de 2023 a changé pour un locataire en impayé

La même loi a raccourci plusieurs délais qui comptent pour un locataire en retard de loyer, même si son logement n’a rien d’un squat. Nous avons comparé, sur Légifrance, la version de chaque texte au 28 juillet 2023 et celle en vigueur.

RègleAu 28/07/2023Depuis le 29/07/2023
Délai laissé par le commandement de payer2 mois6 semaines
Délais que le juge peut accorder pour partir3 mois à 3 ans1 mois à 1 an
Délai de 2 mois après le commandement de quitter les lieuxÉcarté en cas d’entrée par voie de faitÉcarté aussi si le juge constate la mauvaise foi
Délais de paiement de la detteAu locataire en situation de régler sa detteIl doit aussi avoir repris le loyer courant avant l’audience

Le délai de six semaines est fixé par l’article 24 de la loi du 6 juillet 1989 : la clause de résiliation du bail « ne produit effet que six semaines après un commandement de payer demeuré infructueux ». Pour un bail déjà en cours le 29 juillet 2023, la Cour de cassation a estimé que les nouvelles dispositions « n’ont pas pour effet de modifier les délais figurant dans les clauses contractuelles des baux en cours » (avis du 13 juin 2024, n° 24-70.002) : si ce bail prévoit deux mois, ce sont deux mois. Les délais pour quitter les lieux relèvent des articles L412-3 et L412-4. Le juge ne peut pas les accorder à un locataire de mauvaise foi. Le délai de deux mois après le commandement de quitter les lieux vient de l’article L412-1.

Reste une souplesse liée à l’hiver : selon l’article L412-2, si l’expulsion aurait des « conséquences d’une exceptionnelle dureté, notamment du fait de la période de l’année considérée ou des circonstances atmosphériques », le juge peut prolonger ce délai de deux mois, pour trois mois au plus.

Trêve hivernale locataire : que faire

Avant le commandement de payer. Service-Public, dans sa fiche sur les loyers impayés, conseille de chercher un accord amiable avec le propriétaire (délai, paiement en plusieurs fois), de préférence écrit et signé, avec l’aide gratuite d’un conciliateur de justice si besoin. Le numéro SOS loyers impayés, le 0 805 160 075, renseigne gratuitement locataires et propriétaires.

Demander les aides. Déclarer à la Caf ou à la MSA tout changement de situation, ou demander une aide au logement. Le fonds de solidarité pour le logement du département accorde, selon son règlement intérieur, des aides aux locataires qui ne peuvent plus payer leur loyer et leurs charges, y compris au titre des dettes de loyer. Un salarié d’une entreprise privée non agricole de 10 salariés ou plus peut solliciter Action logement, selon Service-Public.

Après le commandement de payer. Le locataire dispose de six semaines (deux mois si son bail, en cours le 29 juillet 2023, le prévoit). Le commandement doit mentionner l’adresse du FSL et la possibilité de demander au juge un délai de grâce. Pendant ce délai, reprendre le paiement, même partiel, montre sa bonne volonté.

À l’audience. Le locataire peut demander des délais de paiement et la suspension de la clause de résiliation, s’il a repris le loyer courant. Si une procédure de surendettement est ouverte et que le loyer a repris, l’article 24 oblige le juge à accorder des délais calés sur cette procédure. Les chiffres du surendettement en 2025 sont dans notre article dédié.

Après un jugement d’expulsion. Dès le commandement de quitter les lieux, le commissaire de justice saisit le préfet (article L412-5), qui informe la commission de prévention des expulsions et indique au ménage qu’il peut saisir la commission de médiation du droit au logement opposable.

Vos questions

Quelle est la date de fin de la trêve hivernale 2026 ?

Le 31 mars 2027, inclus. L'article L412-6 du code des procédures civiles d'exécution suspend les expulsions du 1er novembre de chaque année au 31 mars de l'année suivante. Une expulsion déjà ordonnée par le juge peut donc être exécutée à partir du 1er avril 2027.

Le propriétaire peut-il lancer une procédure d'expulsion pendant la trêve hivernale ?

Oui. Selon Service-Public, il peut saisir le juge des contentieux de la protection pendant la trêve, y compris en référé. Ce qui est suspendu, c'est l'exécution de l'expulsion, pas la procédure.

La trêve hivernale suspend-elle le paiement du loyer ?

Non. Le loyer reste dû chaque mois et la dette s'accumule. Pour accorder des délais de paiement, le juge exige que le locataire puisse régler sa dette et ait repris le versement intégral du loyer courant avant l'audience (article 24 de la loi du 6 juillet 1989).

Trêve hivernale et squatteur : l'expulsion est-elle possible ?

Oui pour un domicile, résidence principale ou secondaire selon Service-Public : depuis la loi du 27 juillet 2023, la trêve ne s'applique pas quand l'expulsion est prononcée pour une introduction dans le domicile d'autrui à l'aide de manœuvres, de menaces, de voies de fait ou de contrainte. Pour un autre lieu (un garage ou un terrain, par exemple), le juge peut supprimer ou réduire la trêve.

Pendant la trêve, peut-on me couper l'électricité ou le gaz pour impayé ?

Non dans une résidence principale : du 1er novembre 2026 au 31 mars 2027, l'article L115-3 du code de l'action sociale et des familles l'interdit, même par résiliation du contrat. La puissance électrique peut en revanche être réduite, sauf pour les bénéficiaires du chèque énergie (en pratique, s'ils l'ont fait valoir auprès du fournisseur).

Nos sources

  1. ✓
    Il est sursis à toute mesure d'expulsion non exécutée à la date du 1er novembre de chaque année jusqu'au 31 mars de l'année suivante, à moins que le relogement des intéressés soit assuré dans des conditions suffisantes respectant l'unité et les besoins de la famille ; le sursis ne s'applique pas à une introduction sans droit ni titre dans le domicile d'autrui à l'aide de manœuvres, de menaces, de voies de fait ou de contrainte ; le juge peut supprimer ou réduire le sursis pour tout autre lieu que le domicile. Légifrance, code des procédures civiles d'exécution, art. L412-6 (version en vigueur depuis le 29 juillet 2023) , CPCE, art. L412-6 (2023)
  2. ✓
    Version du 25 novembre 2018 au 29 juillet 2023 : le sursis ne s'appliquait pas à une introduction dans le domicile d'autrui « par voies de fait ». Légifrance, code des procédures civiles d'exécution, art. L412-6 (version du 25 novembre 2018 au 29 juillet 2023) , CPCE, art. L412-6 (2018)
  3. ✓
    Expulsion d'un lieu habité seulement deux mois après le commandement ; délai écarté si le juge constate la mauvaise foi ou une entrée à l'aide de manœuvres, de menaces, de voies de fait ou de contrainte (version en vigueur) ; avant le 29 juillet 2023, seule l'entrée par voie de fait était visée. Légifrance, code des procédures civiles d'exécution, art. L412-1 (versions en vigueur depuis le 29 juillet 2023 et du 25 novembre 2018 au 29 juillet 2023) , CPCE, art. L412-1 (2023)
  4. ✓
    Prorogation possible du délai de deux mois, pour trois mois au plus, si l'expulsion aurait des conséquences d'une exceptionnelle dureté, notamment du fait de la période de l'année ou des circonstances atmosphériques. Légifrance, code des procédures civiles d'exécution, art. L412-2 , CPCE, art. L412-2 (2012)
  5. ✓
    Délais renouvelables accordés par le juge quand le relogement ne peut avoir lieu dans des conditions normales, sauf mauvaise foi ou entrée de force ; durée d'un mois à un an depuis le 29 juillet 2023, de trois mois à trois ans auparavant. Légifrance, code des procédures civiles d'exécution, art. L412-3 et L412-4 (versions en vigueur et version de L412-4 du 27 mars 2014 au 29 juillet 2023) , CPCE, art. L412-3, L412-4 (2023)
  6. ✓
    Les articles L412-3 à L412-6 ne s'appliquent pas aux occupants de locaux spécialement destinés aux logements d'étudiants qui cessent de satisfaire aux conditions ; les articles L412-1 à L412-7 ne s'appliquent pas à l'expulsion du conjoint, partenaire de pacs ou concubin violent ordonnée par le juge aux affaires familiales (article 515-9 du code civil). Légifrance, code des procédures civiles d'exécution, art. L412-7 et L412-8 , CPCE, art. L412-7, L412-8 (2012)
  7. ✓
    Dès le commandement d'avoir à libérer les locaux, le commissaire de justice saisit le préfet, qui informe la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives et le ménage de la possibilité de saisir la commission de médiation du droit au logement opposable. Légifrance, code des procédures civiles d'exécution, art. L412-5 , CPCE, art. L412-5 (2017)
  8. ✓
    Clause résolutoire effective six semaines après un commandement de payer infructueux (deux mois avant le 29 juillet 2023) ; mentions obligatoires, dont le FSL et le délai de grâce ; délais de paiement dans la limite de trois ans si le locataire peut régler sa dette et a repris le versement intégral du loyer courant avant l'audience ; suspension des effets de la clause pendant ces délais ; délais alignés sur une procédure de surendettement ouverte, loyer repris. Légifrance, loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, art. 24 (version en vigueur depuis le 29 juillet 2023, et version du 1er septembre 2019 au 29 juillet 2023) , loi n° 89-462, art. 24 (2023)
  9. ✓
    Les dispositions de l'article 10 de la loi n° 2023-668 du 27 juillet 2023, en ce qu'elles modifient le délai minimal imparti au locataire pour s'acquitter de sa dette après la délivrance d'un commandement de payer, n'ont pas pour effet de modifier les délais figurant dans les clauses contractuelles des baux en cours au jour de l'entrée en vigueur de la loi. Cour de cassation, troisième chambre civile, avis du 13 juin 2024, n° 24-70.002 (2024)
  10. ✓
    Le fonds de solidarité pour le logement accorde, selon son règlement intérieur, des aides aux locataires qui ne peuvent pas payer leur loyer, leurs charges et leur assurance locative, et au titre des dettes de loyer et de factures d'énergie. Légifrance, loi n° 90-449 du 31 mai 1990, art. 6 , loi n° 90-449, art. 6 (2018)
  11. ✓
    Trêve fixée du 1er novembre 2026 au 31 mars 2027 ; personnes non protégées, dont les résidents d'un immeuble touché par un arrêté de mise en sécurité ; la trêve ne supprime pas les dettes de loyer ; à la fin de la trêve, la procédure peut reprendre et être exécutée par un commissaire de justice. Service-Public, actualité « Expulsions locatives » (publiée le 2 octobre 2026) (2026)
  12. ✓
    Trêve du 1er novembre au 31 mars inclus ; pendant la trêve, le propriétaire peut saisir le juge des contentieux de la protection, y compris en référé ; expulsion possible en cours de trêve dans une procédure de divorce, quand le juge aux affaires familiales l'a ordonnée. Service-Public, « Quand s'applique la trêve hivernale ? » (vérifié le 1er décembre 2025) (2025)
  13. ✓
    Après une ordonnance de non-conciliation, l'expulsion de l'époux ordonnée par le juge aux affaires familiales peut avoir lieu pendant la trêve hivernale, selon le ministère, qui cite l'article L412-8 du code des procédures civiles d'exécution ; la réforme du divorce de 2019 ne modifie pas ces règles. Assemblée nationale, question écrite n° 21786, réponse du ministère de la Justice publiée au JO le 23 juin 2020 (2020)
  14. ✓
    Démarches du locataire en difficulté : accord amiable écrit, conciliateur de justice, aides de la Caf, du FSL et d'Action logement, numéro SOS loyers impayés 0 805 160 075, dépôt d'un dossier de surendettement. Service-Public, « Loyers impayés et expulsion du locataire » (vérifié le 6 août 2026) (2026)

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