Transparence
Notre méthode
Un article sur l'argent n'a de valeur que si on peut le vérifier. Cette page décrit, étape par étape, ce que nous faisons avant de publier une ligne, et ce que nous faisons quand nous nous trompons.
Dernière mise à jour :
1. En résumé
- Chaque fait renvoie à sa source d'origine : un texte officiel, une autorité publique ou un rapport daté, avec un lien que vous pouvez ouvrir.
- Chaque article est vérifié deux fois : par celui qui l'écrit, puis par un second contrôle, mené par un relecteur qui n'a pas participé à la rédaction et qui rouvre toutes les sources.
- Chaque calcul est refait automatiquement à partir des chiffres affichés, avant la mise en ligne.
- Nous ne donnons aucun conseil personnalisé : nous expliquons des règles et des mécanismes, pas ce que vous devriez faire.
- Nos erreurs de fond sont corrigées et signalées dans l'article, avec leur date.
À ce jour, Les Bons Comptes a publié 22 articles, qui citent au total 303 sources vérifiées. Ces chiffres sont recalculés à chaque mise à jour du site.
2. Comment nous choisissons nos sujets
Nous partons des questions concrètes que se posent les ménages sur leur argent, dans nos cinq rubriques : épargne, budget, crédit, assurance et vos droits. Trois situations font naître un article :
- Une règle change. Un texte paraît au Journal officiel, une date d'application approche, un taux réglementé est révisé. Nous expliquons ce qui change, pour qui et à partir de quand.
- Une donnée publique paraît. Banque de France, Observatoire de l'inclusion bancaire, Comité consultatif du secteur financier, Caisse des Dépôts, DGCCRF, INSEE : leurs rapports contiennent des chiffres utiles que peu de gens lisent. Nous les lisons et les rendons compréhensibles.
- Un mécanisme mérite d'être compris. Un plafond de frais, un délai de rétractation, une règle d'assurance : nous expliquons comment il fonctionne vraiment, avec ses conditions et ses exceptions.
Aucun sujet n'est choisi, commandé ou orienté par un partenaire commercial. Les règles qui encadrent nos relations avec les annonceurs figurent dans notre politique éditoriale.
3. Les sources que nous utilisons
Toutes les sources ne se valent pas. Nous les classons dans cet ordre, et une source de rang inférieur ne suffit jamais à établir seule une règle :
- Les textes officiels. Lois, décrets et arrêtés, lus sur Légifrance, dans leur version en vigueur. Pour le droit, c'est la seule source qui fait foi.
- Les autorités et institutions publiques. Banque de France, Comité consultatif du secteur financier (CCSF), Observatoire de l'inclusion bancaire, ACPR, AMF, Caisse des Dépôts, DGCCRF, INSEE : leurs rapports, avis, statistiques et communiqués.
- Les sites publics d'information. Service-Public, economie.gouv.fr, La finance pour tous. Nous les utilisons pour recouper notre lecture, jamais comme seule source d'une règle.
- La presse spécialisée, uniquement pour repérer une information que nous remontons ensuite jusqu'à sa source d'origine.
Nous n'utilisons jamais comme source un forum, un site commercial, un contenu sponsorisé ou une affirmation non datée. Quand deux sources officielles se contredisent, le texte de loi tranche, et nous le signalons.
Chaque source citée indique son année. La liste complète figure en bas de chaque article, dans la rubrique « Nos sources ».
4. Comment un article est vérifié
Aucun article n'est mis en ligne sans avoir franchi ces étapes :
- Lecture des sources. Chaque fait est vérifié en ouvrant la source elle-même, pas un résumé. Un fait dont la source n'a pas pu être lue est retiré.
- Rédaction. L'article est écrit à partir de ces faits vérifiés, en recopiant les termes exacts quand ils comptent : un délai, un plafond, un verbe qui fait la différence entre « peut demander » et « obtient ».
- Second contrôle indépendant. Un relecteur qui n'a pas écrit l'article reprend chaque affirmation, rouvre chaque source et cherche activement ce qui serait faux, imprécis ou trompeur. Chaque problème relevé est corrigé avant publication.
- Recalcul automatique. Chaque chiffre dérivé (un écart, un pourcentage, un « multiplié par deux », l'exemple chiffré d'un encadré) est recalculé par un test informatique à partir des chiffres affichés. Si le calcul ne tombe pas juste, le site refuse de se mettre à jour.
- Contrôle de conformité. Un contrôle automatique bloque toute formule qui ressemblerait à un conseil personnalisé ou à une promesse chiffrée.
- Relecture à l'écran. L'article est relu tel qu'il s'affiche, sur téléphone comme sur ordinateur. Aucun tableau ne doit être coupé ni obliger à faire défiler l'écran de côté.
La décision de publier revient à la rédaction, sous la responsabilité du directeur de la publication, Mallory Gérard.
5. Expliquer une règle de droit
Une règle mal expliquée peut faire prendre une mauvaise décision. Quand un article porte sur le droit, nous vérifions en plus les points suivants, qui sont ceux où les erreurs sont les plus fréquentes :
- Le champ d'application. Un article de loi s'inscrit dans un chapitre qui peut exclure certains contrats. Nous lisons ces exclusions avant d'appliquer une règle à un crédit, une assurance ou un placement.
- Qui impose la règle. Une loi, un décret, une charte professionnelle, une recommandation ou un simple engagement volontaire n'ont pas la même force. Nous le précisons, et ce qui est seulement prévu est présenté comme tel.
- Ce qui est vraiment nouveau. Pour écrire qu'une règle change, nous comparons avec la version précédente du texte, publiée sur Légifrance.
- Le point de départ des délais. « Dix jours », « trente ans » : nous indiquons toujours à partir de quel événement le délai court.
- Les exceptions. Nous lisons les décrets d'application avant d'écrire « toujours », « jamais » ou « seule exception », et les exceptions restent mentionnées dans nos résumés.
6. Chiffres, calculs et graphiques
- Un chiffre garde son sens d'origine. Nous conservons son unité (des clients ne sont pas des personnes), son périmètre et sa période (les chiffres d'une année ne sont pas un total cumulé).
- Les mots suivent les chiffres. Nous n'écrivons « double », « baisse » ou « près d'un quart » qu'après avoir fait le calcul.
- Les exemples chiffrés sont pédagogiques. Ils portent la mention « Exemple pédagogique calculé par la rédaction » et affichent toutes leurs hypothèses, qui redonnent exactement les chiffres montrés. Ils illustrent une règle et ne constituent ni une offre ni une estimation de votre situation.
- Les graphiques sont sourcés. Chaque graphique indique sa source et son année. Les valeurs arrondies sont signalées comme telles.
- Un montant de référence est daté. Nous précisons pour qui il vaut, depuis quand, et dans quelle limite.
7. Ce que vous trouvez dans chaque article
- « En bref » : la réponse à la question posée par le titre, en moins de cent mots, suivie de l'essentiel à retenir.
- « Le Décodeur » : des encadrés où notre mascotte, le castor, traduit une clause en conséquence concrète, signale un piège ou met deux chiffres face à face. Il ne s'exprime jamais sans source ni hypothèses, et ne vise jamais un établissement nommé. C'est un personnage d'illustration, pas un expert.
- « Notre donnée » : ce que la rédaction a fait elle-même pour l'article (lecture d'un texte, relevé dans un rapport, recoupement), avec sa date.
- « Vos questions » : les réponses aux questions les plus fréquentes sur le sujet.
- « Nos sources » : la liste complète des sources, avec leur lien et leur année.
- « Correctifs », le cas échéant : les corrections de fond apportées après publication.
8. L'intelligence artificielle dans notre travail
Nous utilisons des outils d'intelligence artificielle, et nous préférons le dire clairement. Ils nous aident à rechercher et lire des documents longs, à rédiger, et à mener le second contrôle décrit plus haut, dans le cadre de consignes écrites qui imposent d'ouvrir chaque source.
Ces outils ne sont jamais une source. Concrètement :
- aucun fait n'est publié sur la seule foi d'un outil : il doit figurer dans une source que l'on peut ouvrir ;
- le second contrôle d'un article n'est jamais confié à l'outil qui l'a rédigé ;
- aucun expert, témoin, citation ou chiffre n'est inventé ;
- les calculs sont vérifiés par des tests informatiques, pas par l'outil de rédaction ;
- la rédaction décide de la publication et en assume la responsabilité.
Les illustrations, dont le castor, sont créées avec l'aide de l'intelligence artificielle. Elles ne représentent aucune personne réelle.
9. Dates et mises à jour
Chaque article affiche sa date de publication et, s'il a été modifié, sa date de mise à jour. L'encadré « Vérifié par la rédaction », en tête d'article, indique la date de la dernière vérification.
Les taux, plafonds et règles évoluent. Quand nous apprenons qu'un chiffre ou une règle cité dans un article a changé, nous mettons l'article à jour et modifions sa date. Si un article n'a pas été mis à jour, sa date vous permet de juger de son ancienneté : vérifiez alors l'information auprès de la source officielle citée.
10. Notre politique de correction
Nous nous trompons parfois. Voici ce que nous faisons alors :
- Une coquille ou une tournure maladroite est corrigée directement.
- Une erreur de fond (un fait, un chiffre, une date, une règle de droit mal exposée) est corrigée, la date de mise à jour de l'article est modifiée, et la correction est décrite dans la rubrique « Correctifs » en bas de l'article.
- Nous ne supprimons pas discrètement une erreur de fond : un lecteur qui a lu la première version doit pouvoir savoir ce qui a changé.
Vous avez repéré une erreur ? Écrivez-nous à contact (at) lesbonscomptes.org (remplacez « (at) » par « @ ») en indiquant l'adresse de la page, le passage concerné et, si possible, la source qui le contredit. Chaque signalement est examiné. Les personnes nommées ou désignées dans un article disposent en outre d'un droit de réponse.
11. Les limites de nos articles
Les Bons Comptes est un média d’information. Nous ne sommes pas courtier ni intermédiaire (IOBSP) et ne sommes pas immatriculés ORIAS. Nos contenus sont pédagogiques et ne constituent pas un conseil personnalisé.
Nos articles décrivent des règles générales à la date indiquée. Ils ne tiennent pas compte de votre situation, de vos contrats ni de vos revenus, et ne remplacent pas l'avis d'un professionnel habilité ou d'un service public d'accompagnement. Avant de prendre une décision, vérifiez l'information auprès de la source officielle citée ou de l'organisme concerné.