Pour changer de compte courant, on signe un mandat de mobilité à la nouvelle banque, qui doit proposer ce service gratuitement. Elle a 2 jours ouvrés pour interroger l'ancienne, qui répond sous 5 jours ouvrés ; elle prévient ensuite les émetteurs de prélèvements et de virements récurrents sous 5 jours ouvrés, et ceux-ci ont 10 jours ouvrés pour en tenir compte. Fermer l'ancien compte est facultatif et gratuit. Seuls les comptes courants des particuliers sont concernés : livrets, crédits et assurance-vie restent à part.
- Le service est gratuit et vise les comptes de dépôt ou de paiement des particuliers qui n'agissent pas pour des besoins professionnels. Livrets, comptes-titres, crédits et assurance-vie en sont exclus.
- Seuls les mandats de prélèvement valides et les virements récurrents des 13 derniers mois sont repris ; selon la Banque de France, un prélèvement qui ne passe qu'une fois par an n'est pas pris en compte.
- Selon la Banque de France, un prêt en cours ne permet pas à l'ancienne banque de refuser la mobilité, sauf clause de domiciliation des revenus dans le contrat. L'article de loi qui encadrait ces clauses a été abrogé en 2019, et le décret qui fixait leur durée maximale à dix ans a été annulé en 2021.
Pour le compte courant, changer de banque tient en une signature. Depuis le 6 février 2017, date d’entrée en vigueur de l’article 43 de la loi du 6 août 2015, dite loi Macron, la nouvelle banque obtient elle-même de l’ancienne la liste des prélèvements et des virements réguliers, et la fait suivre. Depuis 2014, elle pouvait déjà s’en charger, mais seulement à partir des informations fournies par le client. Ce service a pourtant un périmètre étroit : le compte courant, et lui seul.
Le mandat de mobilité : la nouvelle banque fait les démarches
Le service est défini par l’article L312-1-7 du Code monétaire et financier. La banque qui ouvre le nouveau compte, appelée « établissement d’arrivée », doit le proposer gratuitement et sans condition. Le client qui l’accepte lui donne son accord formel, le mandat de mobilité, et lui fournit les coordonnées de son ancienne banque.
Le mandat précise trois points, énumérés par l’article R312-4-4 : l’annulation des virements permanents émis depuis l’ancien compte, avec leur date de fin ; la clôture ou non de ce compte ; et, en cas de clôture, la date à laquelle le solde positif doit être versé sur le nouveau compte.
Le service ne vaut que pour les comptes de dépôt ou de paiement des personnes physiques qui n’agissent pas pour des besoins professionnels (L312-1-7, VII). Un compte professionnel, même celui d’un entrepreneur individuel, n’y entre pas.
Les délais, étape par étape
Chaque délai court à compter de la réception de l’étape précédente, pas de la signature du mandat.
| Étape | Délai maximal | Point de départ |
|---|---|---|
| La nouvelle banque demande les informations à l’ancienne | 2 jours ouvrés | Réception de l’accord du client |
| L’ancienne banque transmet la liste des opérations | 5 jours ouvrés | Réception de la demande |
| La nouvelle banque prévient les émetteurs de prélèvements et de virements | 5 jours ouvrés | Réception des informations |
| Les émetteurs enregistrent le nouveau compte | 10 jours ouvrés | Réception des nouvelles coordonnées |
Les trois premiers délais sont fixés par la loi (L312-1-7), le quatrième par décret (R312-4-4, IX et X). Mis bout à bout, et si chaque transmission arrive le jour même, ils totalisent 22 jours ouvrés (2 + 5 + 5 + 10). Service-Public présente ce total comme le délai dont disposent « les deux banques » ; en réalité, les 10 derniers jours sont ceux des émetteurs. Et ce total n’est pas la date où tout bascule : un virement, comme le salaire, n’est exécuté sur le nouveau compte que si sa date d’exécution tombe après l’avant-dernier jour du mois qui suit ces 10 jours (R312-4-4, X).
Dans ce délai de 10 jours, l’émetteur d’un prélèvement doit indiquer au client la date de la dernière échéance présentée sur l’ancien compte et celle de la suivante sur le nouveau. Passé ce délai, tout nouveau prélèvement est effectué sur le nouveau compte ; un prélèvement déjà initié avant la fin du délai ne bascule qu’à l’échéance suivante. Un prélèvement encore présenté sur l’ancien compte ne peut alors entraîner, de la part de l’émetteur, aucune pénalité liée à un rejet pour compte clos ou non approvisionné.
Fermer l’ancien compte : facultatif, gratuit, à la date choisie
La clôture n’a rien d’obligatoire. Si elle est demandée, l’ancienne banque annule les virements permanents, verse le solde positif sur le nouveau compte à la date indiquée dans le mandat, puis clôture. Elle doit signaler par écrit toute obligation en suspens qui empêcherait le transfert du solde et la clôture. Sauf demande expresse du client, elle ne résilie pas la carte ou le chéquier avant la date de clôture fixée par lui (R312-4-4, VI).
Cette clôture est gratuite : le I de L312-1-7 le dit de « tout compte de dépôt ou compte sur livret ». Depuis le 28 mai 2026, la loi de simplification de la vie économique précise que cette gratuité vaut pour les comptes des personnes physiques comme des personnes morales.
Garder l’ancien compte reste possible. La nouvelle banque doit alors informer le client des conséquences d’un incident de paiement si ce compte n’est plus assez approvisionné.
Si une banque ne respecte pas la procédure, aucun frais ni aucune pénalité qui en découle ne peut être mis à la charge du client (R312-4-4, IV). La banque fautive indemnise sans délai le préjudice qui résulte directement de son manquement, sauf circonstances anormales et imprévisibles échappant à son contrôle, ou si elle est tenue par d’autres obligations légales spécifiques (L312-1-7, VI).
Les chèques en circulation et le relais de 13 mois
La nouvelle banque remet au client la liste des chèques émis et non encore débités, sur les chéquiers utilisés au cours des 13 derniers mois.
Un chèque émis et payable en France métropolitaine doit être présenté au paiement dans le délai de huit jours. Mais le bénéficiaire garde une action contre la banque pendant un an à partir de l’expiration de ce délai. La Banque de France retient ainsi une date limite d’encaissement de 1 an et 8 jours, et rappelle que la provision doit rester disponible pendant cette période, y compris quand le compte est clos.
Après une clôture, si le client a utilisé le service de mobilité, l’ancienne banque joue le rôle de relais. Pendant 13 mois à compter de la date de clôture, elle informe gratuitement son ancien client, dans un délai de trois jours ouvrés, de tout virement, prélèvement ou chèque présenté sur le compte clos. Pour un chèque, elle lui rappelle que son paiement doit être refusé, les conséquences de ce refus et la manière de régulariser. Pour les virements et prélèvements, ce relais ne joue que si le compte est clôturé au plus tard six mois après la date du mandat (R312-4-4, VIII).
Ce que le service ne transfère pas
La page de la Banque de France sur la mobilité bancaire est nette : les comptes d’épargne, les crédits et les contrats d’assurance sont exclus du dispositif. Chaque produit suit sa propre règle.
| Produit | Transfert d’une banque à l’autre | Qui le dit |
|---|---|---|
| Livret A, LDDS, livret jeune | Non : clôture puis nouvelle ouverture | Banque de France ; CMF, art. R221-123 |
| LEP, PEL, CEL | Oui, si la nouvelle banque les propose et avec l’accord des deux banques ; frais possibles | Banque de France |
| Comptes-titres, PEA | Selon le contrat ; frais de transfert du PEA plafonnés | Banque de France ; CMF, art. D221-111-1 |
| Assurance-vie | Transformation sans effet fiscal, chez le même assureur seulement | CGI, art. 125-0 A |
| Crédits | Exclus du service de mobilité | Banque de France |
Une même personne ne peut détenir qu’un seul Livret A (article L221-3). La banque saisie d’une demande d’ouverture vérifie donc, auprès de l’administration fiscale, qu’il n’en existe pas d’autre. S’il en existe un, et si le client a accepté que l’administration fiscale le signale, l’article R221-123 laisse trois choix : le clôturer soi-même, autoriser la nouvelle banque, si elle le propose, à faire les formalités de clôture et le virement des fonds, ou renoncer. L’ancienne banque doit clôturer dans les quinze jours ouvrés suivant la réception de la demande, et les intérêts courus depuis le 1er janvier sont crédités le jour de la clôture.
Pour l’assurance-vie, l’article 125-0 A du Code général des impôts, dans sa rédaction issue de la loi Pacte de 2019, permet de transformer un contrat en un autre, ouvert aux unités de compte, sans les conséquences fiscales d’un dénouement. Cette transformation se fait par avenant ou par un nouveau contrat auprès de la même entreprise d’assurance. Le texte ne prévoit rien de tel pour un changement d’assureur. Rien, par ailleurs, n’oblige à déplacer un contrat quand on change de compte courant.
Crédit immobilier : la clause de domiciliation des revenus
Un prêt en cours ne bloque pas la mobilité. Selon la Banque de France, l’ancienne banque ne peut pas refuser la demande pour cette raison, sauf si le contrat de prêt prévoit une clause de domiciliation des revenus. Elle ajoute que cette clause n’est valable que si elle apporte un réel avantage individualisé, comme une réduction du taux.
La durée maximale de dix ans, parfois encore citée, n’a plus de base dans les textes. L’article L313-25-1 du code de la consommation, qui encadrait ces clauses depuis le 1er janvier 2018, a été abrogé le 24 mai 2019 par la loi Pacte. Le décret qui fixait la durée maximale à dix ans a été annulé par le Conseil d’État le 4 février 2021. Selon le rapport 2019 du CCSF, ces clauses relevaient auparavant d’une recommandation de 2004 de la Commission des clauses abusives. Le code de la consommation ne fixe donc plus de durée maximale propre à ces clauses. Le Conseil d’État a jugé cet ancien article incompatible avec la directive européenne sur le crédit immobilier. Selon la Cour de justice de l’Union européenne, imposer la domiciliation de l’ensemble des revenus, quels que soient le montant, les échéances et la durée du prêt, est une vente liée interdite.
Le numéro de compte, lui, change
Le service redirige les opérations, il ne garde pas le numéro. La Banque de France le rappelle : en l’absence de portabilité de l’IBAN, changer de banque veut dire changer de numéro de compte. Un rapport remis au Gouvernement en novembre 2014 relevait déjà qu’aucun pays ne pratiquait la portabilité intégrale du numéro. Les Pays-Bas et le Royaume-Uni avaient choisi une redirection automatique des paiements.
Côté chiffres, le bilan publié en juin 2018 par le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) comptait 1,2 million de demandes de mobilité traitées la première année. Le dernier décompte officiel que nous avons trouvé date de 2020 : selon une réponse du Gouvernement publiée au Journal officiel le 8 septembre 2020, près de 3,5 millions de mandats avaient été traités depuis février 2017, dont 1,3 million en 2019.
Vos questions
La banque peut-elle facturer la clôture de l'ancien compte ?
Non. L'article L312-1-7 du Code monétaire et financier rend gratuite la clôture de tout compte de dépôt ou compte sur livret. Le service d'aide à la mobilité est lui aussi gratuit.
Faut-il fermer l'ancien compte pour utiliser le service ?
Non. Le mandat indique si le client demande ou non la clôture et, s'il la demande, la date à laquelle le solde positif doit être versé sur le nouveau compte. Un compte gardé ouvert doit rester approvisionné pour les opérations qui s'y présentent encore.
Un crédit immobilier en cours empêche-t-il de changer de banque ?
Non, selon la Banque de France, sauf si le contrat de prêt prévoit une clause de domiciliation des revenus. Elle précise que cette clause n'est valable que si elle s'accompagne d'un réel avantage individualisé, par exemple une réduction du taux.
Le Livret A suit-il le compte courant ?
Non. Il est exclu du service de mobilité, et la Banque de France indique qu'il n'est pas transférable : l'ancien livret est clôturé et un nouveau est ouvert. La nouvelle banque peut se charger des formalités de clôture et du virement des fonds, si elle le propose.
Les prélèvements annuels sont-ils transférés automatiquement ?
Non, selon la Banque de France : seules les opérations présentées au moins deux fois au cours des 13 mois précédant le mandat sont reprises. Pour une cotisation payée une fois par an, il faut communiquer soi-même les nouvelles coordonnées.
Nos sources
- ✓ Service d'aide à la mobilité proposé gratuitement et sans condition par l'établissement d'arrivée, sur accord formel du client ; demande à l'établissement de départ sous 2 jours ouvrés à compter de la réception de l'accord ; réponse sous 5 jours ouvrés à compter de la réception de la demande ; communication aux émetteurs sous 5 jours ouvrés à compter de la réception des informations ; opérations des 13 derniers mois et chèques non débités ; information pendant 13 mois après la clôture, sous 3 jours ouvrés ; clôture gratuite de tout compte de dépôt ou compte sur livret ; indemnisation sans délai ; champ limité aux comptes de dépôt ou de paiement des personnes physiques n'agissant pas pour des besoins professionnels. Légifrance, Code monétaire et financier, art. L312-1-7 (version en vigueur depuis le 28 mai 2026) , art. L312-1-7 (2026)
- ✓ L'article 43 de la loi du 6 août 2015, qui modifie l'article L. 312-1-7, entre en vigueur dix-huit mois après la promulgation de la loi. Légifrance, loi n° 2015-990 du 6 août 2015, art. 43 (2015)
- ✓ Version de l'article L312-1-7 en vigueur du 6 février 2017 au 1er avril 2018 : changement automatisé des domiciliations des prélèvements valides et virements récurrents ; la version en vigueur du 19 mars 2014 au 6 février 2017 prévoyait déjà un service d'aide à la mobilité, la nouvelle banque communiquant les nouvelles coordonnées aux émetteurs « sur la base des informations fournies par le client ». Légifrance, Code monétaire et financier, art. L312-1-7, versions du 19 mars 2014 et du 6 février 2017 , art. L312-1-7 (2017)
- ✓ Au I de l'article L. 312-1-7, après le mot « livret », sont insérés les mots « appartenant à une personne physique ou morale ». Légifrance, loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 de simplification de la vie économique, art. 29 (2026)
- ✓ Virement récurrent = opération présentée au moins deux fois par le même émetteur au crédit du compte au cours des 13 mois précédant l'accord formel ; contenu de l'accord (annulation des virements permanents, clôture ou non, date de transfert du solde) ; aucun frais ni pénalité en cas de manquement d'une banque ; clôture après transfert du solde ; information sur compte clos réservée aux clôtures intervenant au plus tard 6 mois après l'accord ; 10 jours ouvrés pour les émetteurs à compter de la réception des nouvelles coordonnées ; aucune pénalité de l'émetteur pour un prélèvement rejeté sur l'ancien compte après ce délai. Légifrance, Code monétaire et financier, art. R312-4-4 (version issue du décret n° 2018-229 du 30 mars 2018) , art. R312-4-4 (2018)
- ✓ Les quatre étapes et leurs délais (2, 5, 5 et 10 jours ouvrés) ; les deux banques ont 22 jours ouvrés dès réception de l'accord écrit ; recours auprès de l'ACPR si la procédure n'est pas respectée. Service-Public, Changer de banque : qu'est-ce que la mobilité bancaire ? (page vérifiée le 21 septembre 2026) (2026)
- ✓ Prélèvements annuels non pris en compte ; comptes d'épargne, crédits et contrats d'assurance exclus ; prêt en cours : refus de mobilité impossible sauf clause de domiciliation, valable seulement avec un réel avantage individualisé ; LEP, PEL et CEL transférables avec l'accord des deux banques, frais de transfert possibles ; Livret A, LDDS, livret jeune non transférables ; comptes-titres et PEA transférables selon le contrat ; pas de portabilité du numéro IBAN. Banque de France, Mobilité bancaire (page non datée, consultée le 28 septembre 2026) (2026)
- ✓ Si le client détient déjà un livret A, il peut le clôturer lui-même, autoriser la nouvelle banque, si elle le propose, à faire les formalités de clôture et le virement des fonds dans la limite des plafonds, ou renoncer à l'ouverture. Légifrance, Code monétaire et financier, art. R221-123 (version issue du décret n° 2012-1128 du 4 octobre 2012) , art. R221-123 (2012)
- ✓ L'établissement saisi d'une demande de clôture d'un livret A est tenu d'y procéder dans les quinze jours ouvrés suivant la réception de la demande. Légifrance, Code monétaire et financier, art. R221-125 (version issue du décret n° 2012-1128 du 4 octobre 2012) , art. R221-125 (2012)
- ✓ En cas de clôture du livret A en cours d'année, les intérêts courus depuis le début de l'année sont crédités au jour de la clôture. Légifrance, Code monétaire et financier, art. R221-7 (version issue du décret n° 2008-1263 du 4 décembre 2008) , art. R221-7 (2008)
- ✓ Le chèque émis et payable dans la France métropolitaine doit être présenté au paiement dans le délai de huit jours. Légifrance, Code monétaire et financier, art. L131-32 (version en vigueur depuis le 31 décembre 2005) , art. L131-32 (2005)
- ✓ L'action du porteur du chèque contre le tiré se prescrit par un an à partir de l'expiration du délai de présentation. Légifrance, Code monétaire et financier, art. L131-59 (version en vigueur depuis le 31 décembre 2005) , art. L131-59 (2005)
- ✓ La transformation partielle ou totale d'un contrat en un contrat permettant d'investir en unités de compte ou en provision de diversification n'entraîne pas les conséquences fiscales d'un dénouement ; elle se fait par avenant ou par un nouveau contrat auprès de la même entreprise d'assurance. Les produits sont soumis à l'impôt lors du dénouement ou d'un rachat. Légifrance, Code général des impôts, art. 125-0 A (version issue de la loi n° 2021-1900 du 30 décembre 2021) , CGI, art. 125-0 A (2021)
- ✓ La loi du 22 mai 2019 (dite loi Pacte) donne sa rédaction actuelle au premier alinéa du 2° du I de l'article 125-0 A du code général des impôts. Légifrance, loi n° 2019-486 du 22 mai 2019, art. 72 (2019)
- ✓ L'article L313-25-1 du code de la consommation (offre de prêt immobilier conditionnée à la domiciliation des salaires, contre un avantage individualisé) a été en vigueur du 1er janvier 2018 au 24 mai 2019, puis abrogé par la loi n° 2019-486 du 22 mai 2019, art. 206. Légifrance, Code de la consommation, art. L313-25-1 (abrogé) (2019)
- ✓ Le décret du 14 juin 2017 fixant à dix ans la durée maximale de domiciliation est annulé ; selon la CJUE (arrêt C-778/18), la perte d'un avantage individualisé causée par la clôture du compte n'est pas un « frais » au sens des directives sur les services de paiement et sur les comptes de paiement. Conseil d'État, décision n° 413226 du 4 février 2021 (2021)
- ✓ Le législateur a supprimé la ratification de l'ordonnance du 1er juin 2017 et les dispositions sur la domiciliation introduites dans le code de la consommation ; avant cette ordonnance, ces clauses étaient régies par la recommandation n° 2004-3 de la Commission des clauses abusives. Comité consultatif du secteur financier, rapport annuel 2019 (2020)
- ✓ Au 6 février 2018, 1,2 million de demandes de mobilité traitées et plus de 10 millions de flux échangés entre banques ; demandes de clôture égales, selon les réseaux, à 45 % à 60 % des mandats signés. Comité consultatif du secteur financier, Réforme de la mobilité bancaire : le bilan (juin 2018) (2018)
- ✓ La portabilité intégrale du numéro de compte (IBAN) n'est pratiquée nulle part dans le monde ; les Pays-Bas et le Royaume-Uni pratiquent une redirection automatique des paiements. Rapport sur la portabilité du compte bancaire remis au Gouvernement (novembre 2014) (2014)
- ✓ Selon les données de l'opérateur du service, près de 3,5 millions de mandats de mobilité traités depuis le lancement en février 2017, dont 1,3 million pour la seule année 2019, soit une hausse de 10 % par rapport à 2018 ; la loi Pacte a plafonné les frais de transfert des PEA. Assemblée nationale, question écrite n° 26240, réponse du Gouvernement publiée au JO le 8 septembre 2020 (2020)
- ✓ Frais de transfert d'un PEA, clôture du plan transféré comprise, plafonnés à 15 euros par ligne de titres transférée (50 euros pour une ligne non admise sur une plateforme de négociation), et à 150 euros au total. Légifrance, Code monétaire et financier, art. D221-111-1 (version issue du décret n° 2021-925 du 13 juillet 2021) , art. D221-111-1 (2021)
- ✓ Date limite d'encaissement d'un chèque : exactement 1 an et 8 jours ; la provision doit rester disponible pendant la période de validité, y compris en cas de présentation sur un compte clos. Banque de France, Le chèque (page consultée le 28 septembre 2026) (2026)
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